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Dimanche 13 septembre 2020

  • 11h00, Spectacle vivant, Place de l'Eglise  : performance poétique de Catherine Gil Alcala qui navigue entre plusieurs disciplines, la poésie, le théâtre, la performance, les arts plastiques…

 

ZOARTOISTE

Un rite des morts et des renaissances.
Le flot des vies jaillit du corps morcelé, ensorcelé de Zoartoïste dans les éclats des miroirs.
« Zoartoïste… prononce une voix de noyé dans un rêve, c’est le nom d’une divinité animale du monde archaïque ou d’un démiurge industrieux dans la dent creuse d’une caverne tellurique.
Les esprits s’agitent et vitupèrent autour des dormeurs dans le vacarme de la mort.
Arto l’autiste rase les murs dans un abîme de sons. »

Extraits de presse :

Heures de colère et paroles oraculaires que ce « théâtre poésie » qui provoque une puissante émotion face à la condition humaine et à la nature menacée de disparition… J.-A. Huynh, Place de la Sorbonne

Pythie au verbe noir et flamboyant, elle pousse les mots à leur paroxysme pour nous faire basculer de l'autre côté, du côté du grand rire salvateur, où rien n'est sérieux, tout est primordial. C. Garcia, La Cause Littéraire

Oui, nous sommes bien dans un théâtre de chair, dans une création organique dont la langue est le mouvement de macération, qui se trouve en phase avec des forces dionysiaques, ivres, Ménades qui courent et se défont, dans une sorte de tragédie eschylienne. D. Ayres, La Cause Littéraire

Dans le sillage des grands auteurs tragiques – Eschyle, Sophocle, Euripide – , Zoartoïste cherche par le biais de l’émotion cathartique à désamorcer toutes les folies qui menacent. Car ''la mort n’est rien qu’un jeu d’enfant'' et partout ''le monde mythologique jaillit dans la plaie ouverte du traumatisme''. O. d'Harnois, Lectures au Coeur

Délire, transe, poésie exorcisante ou exutoire théâtral, Catherine Gil Alcala revient à la source même du cri qui génère toutes les béances jusqu’à faire parler ou hurler les bouches d’ombre qui hantent nos nuits. F. Urban-Menninger, Exigence : littérature

Cosmogonie individuelle, l’inspiration de Catherine Gil Alcala est de ces aérolithes mentaux où notre réalité se retrouve métamorphosée, transfigurée, au point phosphoreux de son Théâtre Poésie animé par le souffle protéiforme d’une pensée magique. MCDEM, La Cause Littéraire

  • 13h00, Pause déjeuner ...

Plusieurs choix possibles sur place : Le Café des Mesures, Le Restaurant, L'étape pennole ...

  • Les Chansons compressées  par Modesto

  • 15ho0, Place de l'église  ...

Le Banquet du Héron, Scène pennole théatralisée

Une proposition quelque peu surréaliste : réinventer un banquet qui réunirait des poètes, musiciens, artistes et historiens, comme cela se faisait au 14ème et 15ème siècle. Ces banquets étaient l'occasion pour les nobles de prononcer un voeu comme celui de partir en croisade ou déclarer la guerre contre l'Angleterre.

Un oiseau était posé sur la table du banquet, comme symbole : un faisan ou encore un héron.

Des artistes étaient invités à déclamer un texte, un poème ou une chanson.

Penne est riche en diversité culturelle de par la présence sur son village d'habitants originaires de nombreux pays.

Ils seront présents à ce banquet et nous feront partager des textes, des chansons, des poèmes surréalistes issus de leur culture.

avec la participation de :

Pierre Malrieu : le sage

Philippe Dereuder : l'hôte

Jean-Jacques Plantade : histoire occitane

Antonio Coelho, manifeste surréaliste portugais

Laurent Tchkaidze : chanson en russe : "La prière de François Villon et Boulat  Okoufjava"

Jean Eche : texte de René Depestre , haïtien

Danièle Roques et Faten Allouch , poèmes de Mahmoud Darwish

Sylvie Besse : fables de La Fontaine revisitées

Jacques Sierpinski : texte choisi

Keva : chanson d'aujourd'hui

Jo Winstroier : Texte de Rainer Maria Rilke

Dominique Fernandez : texte espagnol

et Nicole Castex pour le héron ...

Finale : 'Arc-en-Ciel ': Claire, maquillage  et Elena,  performance dans l'église

Claire Mathieu est maquilleuse professionnelle. En 2003, elle créée « Arc-en-ciel-et-cie » : Atelier créatif en Peinture Maquillage, Maquillage artistique, Effets spéciaux, Maquillage fluo, Maquillage beauté ...pour accompagner vos fêtes, vos spectacles, vos performances ...

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un peu d'Histoire : Le Banquet du Hairon / La table et la politique

La fin des capétiens directs fut à l'origine de la guerre des cent ans. Après la mort de Philippe IV Le Bel en 1314, de ses trois fils Louis X le Hutin, Philippe V Le Long et Charles IV Le Bel, et enfin du seul descendant de ces derniers, Jean 1er Le Posthume, fils de Louis X et de Clémence de Hongrie, un problème de succession se posa. L'héritier le plus proche en ligne directe était le roi d'Angleterre, Edouard III, petit-fils de Philippe Le Bel par sa mère. Mais les princes français ne voulaient pas que la France soit réunie par la couronne anglaise, avec qui les différents, à propos notamment de la Normandie et de l'Aquitaine, étaient déjà anciens.

C'est ainsi que Philippe de Valois, cousin de Charles IV, accéda au trône en 1328. S'il commença par revendiquer le trône, Edouard III se montra plus docile dans les premières années du règne de Philippe VI. Mais en 1337, ce dernier proclama la confiscation des possessions anglaises de Guyenne, en réponse à plusieurs provocations d'Edouard III.

C'est dans ce contexte qu'eut lieu en 1338, l'épisode des 'Voeux du Hairon' (orthographe médiévale pour héron), qui fut lourd de conséquences.

Légende  : Robert d'Artois aurait, selon le poème, apporté un héron lors d'un banquet royal et lancé au Roi :

"Et puis que couers est, je dis mon avis,

C'est au plus couart qui soit ne qui oncques fust vis

Donrrai le hairon, ch'est Edouard Loeis,

Desherités de Franche, le nobile pais,

Qu'il en estoit droit hoirs ; mès cuers li est falis,

et por sa lasquethé en morra dessaisis ;

S'en dois bein au hairon voer le sien avisé."

Le poème est une véritable satire des deux personnages : Robert apparaît comme l'instigateur rusé de la guerre et Edouard III comme sa victime naïve.